mercredi 29 août 2007

Ajout photos 1er jour

Avant de passer a la 2ème journée de trek, je fais un petit ajout de photos sympas... on aurait tort de vous en priver !





En chemin, l'une des cascades où l'on s'est arrêtés. Autant dire que l'on s'est jetés dedans avec un bonheur fou !!



Et voilà quelques habitants de la basse-cour qui était sous notre dortoir... very typical !

Là, Paul est assis sous la maison des montagnards chez qui on était... ils avaient un super plancher comparé au notre ! On a même pu voir àa travers des petits trous qu'ils avaient une belle commode vert pomme... why not ! (ah non c'est vrai ! Je m'etais jurée de ne plus dire "Why not !" en Thailande!)

Notre dortoir avec Maxime en 1er plan et nos nattes derrière... super confort ! C'etait propre et joli comme tout ! Sauf que le coup des 'pigs' juste en-dessous de nous n'a pas plu a certaines... avec Paul, ca nous a plutot fait rire ! On dort pas tous les jours au-dessus d'un cochon !

Un p'tit coup de guitare avant le repas du soir... ambiance détente !

Waree et ses supers jeux en tige de bambous auxquels même les plus matheux du groupe (c'est a dire tous a part moi !) se sont fait avoir ! Ah !Ah !

Ca cogite, ca cogite...

Traversee d'une rizière... vite, ca brule !!!
Et voili ! Maintenant, ne m'en voulez pas, mais tout le monde m'attend, on doit aller au resto !
Bon ap !

Bisous a tous,
Julie

mardi 28 août 2007

Après le “bambou rafting”, 1e jour...

Après le “bambou rafting”, 1e jour...


Nous partons dans la jungle après notre repas de midi, au moment de la mousson ! Attendant à l'abrit que le plus gros passe, nous enfilons nos punchos, et commençons à marcher sur le chemin de terre, de plus en plus étroit et glissant, nous éloignant progressivement de toute habitation pour nous plonger dans un monde très sauvage... Plus nous nous enfonçons dans cette jungle et plus forts sont les bruits d'animaux (qui doivent donner l'alerte de notre passage), le cressillement de gros insectes de type cygales géantes, ou le bruit tamisé des termites réveillées par l'écos de nos pas sur la terre !

Les plantes sont d'une grande variété et d'une taille étouffante, quoiqu'elles nous protègent du soleil, et nous apporte un peu de fraicheur. Le guide les connait bien, et nous donne de temps en temps quelques informations botaniques.

Nous traversons de magnifiques risières, où quelques cultivateurs vétus de d'habits aux couleurs flamboyantes se retournent et répondent à notre salut de la main.




Nous suivons aussi un cours d'eau, rafraichissant !
Nous faisons une petite halte sous une cabane en bois, bambou, et feuilles de palmier tressées, entretenue pour le confort des randonneurs. Le guide nous ouvre une grosse caisse en plastique cadenassée. Elle contient des boissons fraiches et de l'eau. Elle a été acheminée jusqu'ici à dos d'homme ou de mulet. Seul les guides en possèdent la clé. Bien sur, le prix des boissons est un peu plus cher, sauf l'eau (10 baths/l).

Le sentier que l'on emprunte nous nous mène à un petit village de quelques maisons sur pilotis, toutes en bambou. Une dixaine de thailandais, 4 cochons, 10 poules, 4 ou 5 coques, 20 poucins, deux canards et leurs petits, un veau, 3 chats, et 10 chiens y vivent, assez isolés de la ville.
Le passage de caravanes de randonneurs leur permet gagner un peu d'argent. Un gite de 10 couchages est en effet mis à notre disposition, pendant que notre guide et quatres autres locaux nous préparent le repas du soir. La pluie tombe pendant une demi-heure. Ouf ! Nous sommes chanceux !! C'est un vrai torent de boue qui coule le long dans la pente du sentier.

Ce gite est une construction identique à la leur, un peu plus simple, car ne disposant pas de coin cuisine.
Un panneau solaire suffit à quelques utilisations électriques de courtes durées.
Les douches et WC se trouvent dans de petites cahutes à part. Ne vous attendez pas évidemment à avoir de l'eau courante, et encore moins de l'eau chaude ! Ni une chasse d'eau bien sur... Un simple système de récupération d'eau de pluie allimente une bassine, dans laquelle l'intéressé puise avec une écuelle, pour soit se doucher, soit verser l'eau dans le trou turque des WC. On s'y fait très vite ! Si si... Mais c'est fou comme l'on s'habitue vite aussi à notre petit confort de tous les jours, presque à se croire appartenant à une civilisation dite “plus civilisée”... et à se laisser entendre dire des propos condescendants ! Hummm ! Alors que c'est justement dans ces endroits perdus de la planète, où aucun mode d'emploi n'existe pour savoir comment vivre, voir survivre, que l'on rencontre le plus d'astuces et d'ingéniosités ! Les gens y sont très accueillants. Leurs enfants réalisent de petits brasselets, qu'ils proposent sans insistance aux randonneurs. Julie et moi leur en achèterons une bonne dixaine. Au moins, on sait où va l'argent !

Le repas est préparé dans une cuisine, dans une pièce à part d'une maison voisine de notre gite, toujours sur pilotis. Un feu de bois chauffe une grande marmite. Ca sent bon le mélange de persillade, de poulet grillé, et de diverses épices !

19h. Le repas est prêt. Ces mesdames et messieurs peuvent s'installer à table et ripailler dans la bonne humeur ! C'est vrai que l'on est très bien servi, c'est très fin, et en abondance ! Une jeune fille de 20 ans viendra discuter et jouer avec nous le soir. Notre guide, et julie, gratteront un peu la guitare, en musique de font.
Nous finissons la soirée à la bougie.

Je voudrais raconter une petite anecdote tordante... Après la visite des enfants, pour nous présenter leurs mignons petits brasselets, un viel homme, le grand père, est venu s'assoir près de Sahra, à la fin du repas. Il lui a pris la main gauche, avec délicatesse. Il a ensuite récité quelques prières boudistes sur la main de la jeune fille, en lui nouant un brasselets rouge. Il a fini par lui dire que cela lui porterait chance, puis lui a ensuite demandé de le payer (pas grand chose, 50 baths) !! Quel filou ! Bah, c'était pas méchant, mais bon, à la fois un peu trop obligeant, comme procédé, et un peu trop en portafau sur l'affectif ! Voyant que son stratagème ne fonctionnait pas, il s'est roulé un gros pétard en feuille de banane, et en a proposé une staffe à l'ami de Sara. 40 Bath !! Pffff !! Trop drole comme situation ! Ce vieil homme est reparti, avec un petit sourire en coin... Petit filou, va !

Il n'est que 21h, et déjà tout le monde est mort de fatigue ! Nous partons donc nous coucher. Les lits sont confortables.
Un matelas en pailles tressées serrées, deux couvertures, une moustiquaire en filet suspendue à une poutre du toît, et le sommeil nous rejoint. Très vite ! Mais les bruits de la jungle s'emplifient aussi en même temps ! C'est impressionnant ! Tout d'un coup, un chien dans les environs des maisons se met à couiner violamment. Il a du être mordu par un animal sauvage. Ces chiens sont de véritables garde-fous, pour les habitants. A 4h30 du matin, les premières lueures du soleil réveillent un premier coq, puis un deuxième qui répond au premier, puis un troisième... Et c'est parti pour une véritable symphonie d'un bataillon de coqs en jungle ! Bon, évidemment, dans ces conditions, nous sommes tous réveillés ! En tantant de se rendormire, c'est maintenant au tour des animaux de la basse cour, comme ce cochon, qui viendra gesticuler aux pieds des poteaux de notre maison, sous le plancher !! Et puis les poules, les chiens, les machins... Quelle cacophonie !!

Levés vers les 7h30, un bon petit dèj bien copieux vient nous consoller de cette nuit difficile : Thé, café, toasts grillés, confiture, beurre, omelette aux oignons et basilic, fruits... Ah ! Quand l'appéti va, ...

Une autre belle journée nous attend... A bientôt,

Paolo




lundi 27 août 2007

Trekk in the ungle !! Du 21 au 23 aout 2007...

Mardi 21 août; levé 7h30.
Après le petit déj. pris à l'auberge, le guide nous retrouve pour partir tous ensemble dans son camion break.
Il roule une demi-heure, et s'arrête à une place de marché local, afin que chacun finisse de s'approvisionner en eau, ...




Nous trouvons à l'étalage des fruits inconnus, des épices, des... insectes grillés, dans des poches !! Brrrrrr !! Non, pas cette fois, merci !



Ho !... des Haricos magiques !! 70 cm chacun !! J'en voudrais trois, please ! Juste trois !


Nous repartons une demi-heure après. Il fait très chaud. Les 3 litres d'eau que chacun a embarqué ne seront pas de trop... Nous arrivons enfin, quelques dixaines de minutes apès, dans un petit village, en pleine forêt, au bord d'un court d'eau asser fort. Notre guide nous demande alors de monter à bord de sortes de radeaux en bambou, de plus de 10 m de long ! Notre guide nous retrouvera à l'arrivée de ce parcours nautique, une heure plus tard.

Et hop ! Muni d'une longue perche de 4m de long, je me mets à l'arrière pour diriger le navire, avec l'aide, à l'avant, d'un autre guide. Cela se pilote très intuitivement, comme un rectangle dont on éloigne les côtés des obstacles à éviter, à l'aide des deux perches, une à l'avant, pour donner le cap, l'autre à l'arrière, pour ne pas se mettre en travers... Julie et Loes s'assoient au milieu, les fesses mouillée dans une eau tiède. Les autres aventuriers occuperont un second radeau.


A l'approche d'une cascade assez mouvementée, étant en train de filmer un peu, le guide me demande de l'aider à manoeuvrer pour s'arreter avant, et permettre à Julie de descendre avec la caméra, évitant ainsi tout facheux soucis materiels. Pauvre Julie, c'est elle qui filme, et c'est elle qui se prive de ce plaisir de descente de cascade en radeau. On la récupèrera juste après. Cette chouette ballade très orgininale en "bambou rafting" nous a tous ravi !


Quelques petits villages en bois et bambou, montés sur pilotis, longent la rivière. Des ponts dignes des filmes d'Indiana Johns traversent la rivière. Ici, pas de touristes ! C'est du brut de jungle !


On entends au passage quelques bruits mysterieux d'animaux inconnus, mais sans jamais les voir. Le guide regarde de temps en temps en l'air, vers la sime des arbres qui survolent la rivière, munis de leurs interminables lianes et plantes grimpantes. Un bon coup de bambou sur les cailloux menaçants, et nous revoilà remis sur les railles aquatiques... Pittoresque !


Le perchiste du second radeau, un des gas de la troupe, se fait surprendre en plentant sa perche au creux d'un creux d'un rocher de la rive. Il se désarsonnera tout seul et finira à la flotte !! Pas de bobo, juste bien trempé, et un bon éclat de rire général. Non, on ne l'a pas achevé à coup de perche ! Il a pu s'accrocher avant et remonter !! Hi hi !

Nous finissons notre parcours flottant sur les berges d'un petit village, où nous nous restaurerons... copieusement !

Nous nous installons à l'ombre en terrasse, pour y manger de succulents plats sucrés-salés thailandais, pas trop épicés. Un plat de pommes de terres en persillade avec du poulet aux oignons et un parfun de cellerie, un plat de tomates, concombre, ananas, sorte de haricots (sans doute 2 haricos de 70 cm chacun, comme ceux vu au marché précédent), et viande grillée en morceaux, un autre plat de mixage d'autres légumes... Et pour finir quelques fruits de saison (ananas, pasteque, ...).

Notre guide nous conduit à pieds de ce village vers les sentiers perdus de la jungle. Entre temps, le temps justement se gatte, et nous écopons d'une belle mousson ! Ca tombe bien, les chemins sont en terre, et ça grimpe fort ! Nous nous mettons aux abrits de feuilles de bananiers, et enfilons nos ponchos. Cette pluie, aussi vite venue, disparaît en quelques minutes. Mais le terrain, bien humide maintenant, nous reserve quelques bonnes glissade à la montée, surtout pour les deux plus jeunes mickeys de la troupe, chaussés de ...tonges et escarpeins !!! No comment !
Mais cela est une longue histoire, que je raconterai très prochainnement...
Bonne nuit les petits...

Paolo

samedi 25 août 2007

1e jour sur Chiang Mail, avant le trekk...

Arrivé à Chiang Mai lundi 23 aout (et non pas le 13 !! Mea culpa !), dans l'après-midi, après vérification de la réservation de la chambre pour cette nuit, du trekk organisé dans la jungle du mardi 24 au jeudi 26 aout, nous avons rendez-vous avec tous les inscrits à ce trekk à 18h.

Nous prenons alors le temps de souffler un peu, de nous installer, ...; puis partons faire quelques pas dans la ville, à 5 minutes à pieds de l'auberge.

Le coeur de ville est entouré d'un chenal carré, d'une 10e de mètres de large, dont le côté intérieur laisse apparaître de temps en temps les traces d'anciens versiges d'une fortification en briques.

Des temples à tous les coins de rue, nous en visitons quelques uns de splendides. Nous discutons même avec un moine, pieds nus sur une passerelle en bambou, au milieu d'un magnifique jardin bien protégé derrière le temple. Petit moment privilégié très reposant pour l'esprit...

La circulation n'a rien de comparable à celle de la capitale, même si elle reste assez continue.

Pas autant de taxi ou tuk-tuk en tout cas, pour venir nous casser les pieds... Mais il y en a toujours au moins un, bien caché, qui nous attends sans rien dire, et surgit au dernier moment, avec leur répliques répétitives “Hello where do you come from where do you go what are you doing 50 baths an houre to visit temple in the city ?”; ce à quoi je réponds cordialement “no thank you, bye bye !”.

Je préfère leur répondre gentiment, brièvement, mais systématiquement, plutôt que d'adopter une attitude trop sèche et silencieuse, même si je ne leur ai rien demandé. Histoire de leur montrer que je tiens à maintenir un bon rapport convivial entre leur attitude commerciale insistante et ma position de touriste à fort pouvoir d'achat, et améliorer le respect humain, sans quotionner dans une attitude inverse une attitude sans scrupule de leur part à vouloir dépouiller sans état d'âme les touristes “vaches à lait” !

Je pense, mais nous y reviendrons dans un chapitre spécial de synthèse sur quelques points qui nous ont marqué en Thailande et au Vietnam, que les commerçants thailandais, pris par cet angouement des touristes pour cette destination réputée peu chère, ont changé radicalement leur attitude depuis seulement quelques mois, vu les différents témoignages des amis qui ont pu en revenir avant notre départ. Les tarifs des locactions, des taxis, des commerces en tout genre, de la restauration... ont doublés. Cela reste encore peu chère, mais vu le prix du billet, cela devient très vite honnereux au total ! Un petit euro par ci, par là, mine de rien, si tout est facturé dans cet esprit de faire payer à tout vent le touriste qui arrive au pays, cela devient vite très cher, autant qu'en France dans certains cas !

Notre attitude, en fin de blog, sera donc de dénoncer tous les mauvais points (avec des adresses précises, pour ne pas généraliser !), et de mettre en avant les bons coins où il fait encore bon vivre sans se ruiner !...

Oups ! 18H déjà ! C'est l'heure du breafing avec notre guide Jacky, et les autres aventuriers.

Jacky est un thailandais de 45 ans, qui en fait beaucoup moins. D'un physique sportif, et d'un bon mental très positif, il a vraiment l'air de savoir motiver et diriger une petite équipe de touristes novices lachée en pleine jungle !
Nous sommes 6 inscrits, et attendons une 7e personne en soirée.
3 couples : Ackim et Sara, Madja et Maxime, Julie et moi.

Le premier couple est très jeune, 21 pour le garçon et seulement 20 piges pour la fille !

Le second coupe est un peu plus agé : 25 l'une, 28 l'autre.

Ca va nous rappeler nos années d'étudiant...

Sara semble très fermée, voir très autaine. Je pense qu'elle manque de maturité. Les autres montrent beaucoup plus d'ouverture d'esprit, mais n'ont pas une mine très enthousiaste.

Durant l'exposé du guide, sur le déroulement de ce trekk de trois jours, il arrive, avec beaucoup d'humour et d'energie aussi, à détendre un peu l'atmosphère, où les plus jeunes semblent se chercher comme s'ils avait encore quelque-chose à montrer, ou cacher, vu notre age. Petit à petit, se rendant compte sans doute que nous ne portons pas de jugement attif, et avons aussi de l'humour, la confiance finit par s'installer. Les liens s'affirment un peu. Comme le dit le guide, dans la jungle, nous ne pouvons plus compter que sur nous; nous sommes ensembles, et devons rester “happy” !

Seule Sara reste fermée. Elle et son ami demande s'il est possible de faire cette marche avec des tongues ou de simples balerines. Je crois réver ! Le guide a beau leur expliquer, il n'en tiendrons pas compte ! Ils partirons en tongue ! Incroyable ! Je me dis que ceux là abandonneront dès la première heure ! Je n'en reviens pas, et ne comprends pas pourquoi ils s'obstine ainsi. Mais chacun se gère comme il l'entend. Toute l'équipe est avertie, le guide a bien fait son travail. Le reste est à la responsabilité de chacun...

Durant ce raid, heu... cette petite rando (lapsus de sportif aux jambes galopantes !), la nouriture est prévue, pas les boissons ni l'eau (!!). En fait, le guide nous explique que l'on passera par des étapes villages (un peu comme sur l'autoroute, en France !), dans la jungle, où les villageois nous aurons préparé à manger, et nous vendrons les bouteilles de soda ou eau à un prix plus élevé qu'en ville, devant les porter à dos d'homme ou de “chameau thailandais”... 18 km et 2000 m, c'est la distance et le dénivelé totaux du trekk. Ca va, on va pas mourir ! Mais c'est vrai que cela n'a rien à voir avec un parcours sur terrain plat sans encombre. C'est la jungle !! Avec toutes les bébêtes et végétation luxuriante que cela suppose ! On n'a pas rencontré Tchita, Tarzan ou Jane, mais pas loin...

Après ce premier contact fort instructif, Julie et moi rejoignons un groupe de 4 irlandais, au bord de la piscine de la guest house. Ils sont très sympa, discutent volontier. Tous sont au chomage. Ils ont démissionné pour faire ensemble un tour du monde ! Géant ! Ils en sont à leur premier mois. après, destination Australie, Nouvelle-Hélande, Fiji...

L'eau de la piscine est par contre très asside. Pas d'odeur de chlore, mais plutôt de vinaigre ! Ca pique trop aux yeux ! Le temps d'aller chercher mes lunettes de natation, la 7e personne du trekk arrive, et vient discuter avec nous. Elle s'appelle Loes, est Hollandaise, 25 ans, mature, et aime voyager seule. Elle vient ainsi de la Mauritanie, et continue son périple en Thailande. Son anglais est excellent; Elle montre aussi, comme les irlandais, beaucoup de passience, devant notre difficulté à parler cette langue commune.

Nous discutons ainsi, tout en barbottant pour les uns, et cirotant une bière pour les autres (qu'est-ce qu'ils allignent comme bouteilles, les irlandais !!), ou les deux à la fois... jusqu'à 21h30. Un des gérants vient alors nous prévenir que le bar est fermé, mais que nous pouvons continuer à discuter au bord de la piscine. Puis il vient s'assoire à une 10e de mètres de nous, sans vraiment se méler à la conversation. Tout en nous obsevant d'une curieuse façon, il se roule un gros cigare en feuille de banane. L'odeur suspecte n'est pas trompeuse ! Les irlandais, intrigués par sa mise en scène, demande à fumer quelques staffes son pétard. Il le fait circuler volontier, et retourne s'assoire à sa place. Les Irlandais lui demande son prénom. John ! Héy ! Like me ! S'esclame le plus sobre. Ils tentent d'approfondire un peu la discution, mais l'homme finit par se lever, et partir, nous souhaitant une bonne soirée. Etrange personnage. C'est le même homme qui m'avait abordé, en arrivant à l'auberge.

Je commence, comme Julie, à avoir serieusement la dalle !

Je suggère que l'on aille manger en ville, à côté du “Night market”, un petit marcher de nuit pour touriste. Les irlandais nous parlent d'un pub (évidemment !), où un guitariste thailandais assez réputé y donne régulièrement quelques représentations. Nous proposons d'essayer de nous y retrouver vers les 23h, si l'on tient encore debout...

alors que nous commençons à sortir de l'auberge, le gérant fumeur de joint nous interpelle. Il nous propose d'appeler un taxi pour aller à notre night market. Pour moins de 80 baths à trois, c'est possible. Nous nous montrons septiques, et continuons à marcher. Nous sommes déjà sur le trotoire, prêt à nous y rendre à pieds, d'autant plus que sur le plan, cela semble très proche. Il nous emboîte le pas, nous devance, et sans rien dire, ouvre la porte arrière de sa voiture, en nous invitant à y monter, pour nous y conduire. Loes s'y laissant piéger, ne sachant pas comment la convaincre vite fait de faire demi tour, faute de manque de spontanéité en langue anglaise, Julie et moi l'accompagons ! Aih aih aih... Ca me rappelle quelque chose de pas bon du tout !! N'étant ni chauffeur de taxi, ni de tuk-tuk, son geste est pour moi tout à fait gratuit. Aussi lorsque l'on arrive au lieu prévu, à peine 5 minutes plus tards à petite allure, j'ouvre la porte pour sortir de ce traquenard sans me sentir redevable de quoi que ce soit, alors que les filles demandent combien doit-on pour la course !!! C'est bon, c'est grillé ! Obligés, Julie lui verse 100 baths, sur lesquels il en rendra 20 à notre retour nocturne, n'ayant la monaie sur lui (tu m'étonnes !!). C'est sur que 80 baths, divisé par 3, c'est dérisoir (à peine 50 cts d'euros); mais ce n'était pas à ce type à les recevoir ! Il fait une illégitime concurence aux vrais chauffeurs de taxi ! Sale type ! Vraiment pas digne de confiance, ni honnette pour un sou celui-là !!

Nous irons manger dans un petit restau à la décoration en terrasse tout en bois, mais à l'accueil très hostère. Impossible, aussi, de se faire rendre la monaie sur 1000 baths pour une consommation de 280 baths (pour 2) ! En fouillant dans les poches, on arrivera à un total de 271 baths. Tant pis pour le restaurateur ! C'est sa faute. La caissière l'a d'ailleurs reconnu.

Fatigués, nous ne nous balladerons même pas au marcher de nuit, d'ailleurs pas si intéressant que cela. Nous rentrerons à pieds, en demandant notre chemin à quelques commerçants. Julie récupérant sa monaie, notre sommeil sera bien mérité, pour se réveiller à 7h40, prêt pour l'aventure en jungle. Etant en demi-pension, nous prenons notre petit déj à l'auberge. Un classique américain, sans plus.

Les premiers réveillés, nous déposons nos gros sacs en consigne et rendons les clés de la chambre, pour les récupérer normalement à notre retour dans trois jours. Les autres aventuriers arrivent un peu plus tard...

Et c'est parti pour une nouvelle aventure !!

Paolo

Baie d'Along 2_ Un p'tit coin d'paradis... (du jeudi 16 au samedi 18 août 2007)

Bonjour, bonjour ! Ca va, ça va ? So Wat dee Ka !


Et voilà la suite de notre sejour dans la Baie d'Along...

On s'est fait un repas pantagruelique le soir. On en a profité pour découvrir un peu chacun : Robert est un ancien danseur de ballet classique et a monté sa compagnie de danse; Catherine est comme moi, instite remplaçante et Tina est architecte. Apparemment, à Vancouver, ils n'ont pas la crise du logement que l'on a en France puisqu'elle aussi a démissionné de son boulot pour faire ce voyage... décidément !

L'ambiance était tellement détendue que chacun a vaqué a ses occupations, certains jouaient au billard, d'autres bouquinaient, papotaient... c'était vraiment chouette. En ce qui me concerne, je me suis regalée a faire des essais de jeux de couleurs avec mon appareil... il est vraiment top cet appareil ! Et ensuite, plus poignant, j'ai pas mal discuté avec un jeune vietnamien de la guerre du Vietnam et de ses conséquences drammatiques et du fait que dans les programmes d'histoire en France, on nous en parle très (trop) peu... comme la guerre d'Algerie d'ailleurs... ou Dien Bien Phu... enfin tout ce qui n'est pas glorieux, quoi ! (Comme le dit Paolo, "La mémoire de l'histoire appartient aux vainqueurs").
On s'est couchés assez tard... et réveillés assez tôt... Ceux qui voulaient sont partis visités Cat Ba et nous, on avait très envie de profiter des canoés mis à notre disposition pour visiter les îles d'à côté...
On a donc demandé a l'équipe de nous prépaper un petit pique-nique et ils poussent même la perfection jusqu'a nous mettre tout ça dans des boites plastiques à glisser dans les compartiments étanches de nos canoés...

Vers 11h, on est partis à 3 canoés : 1 pour Robert, 1 pour Catherine et Tina et 1 pour Paul et moi. Et voilà, c'est parti pour une belle balade, comme je les aime, dans le calme et à "ras d'eau", à la découverte des îles avoisinantes. Attention de ne pas se perdre ! En fait, les repères sont plutot faciles puisqu'au milieu, on repère bien l'immonde Cat Ba et ses buildings !
Franchement, c'est honteux d'autoriser des trucs pareils ! On est dans une vraie merveille de la nature et ce gros tas gache le paysage !
Au milieu d'une jonchée de poissons crevés, de sacs plastiques et de chassures, on découvre une nature toute vierge et magnifique. Le contraste est désolant... on pagaie 2 bonnes heures et vers 13h, on se choisit une superbe petite île déserte pour pique-niquer... la plage nous parait propre, le point de vue est top, allez zouh! On y va !
On manoeuvre, on gare nos engins et plouf ! On étale nos affaires et le repas sur la plage !
Comme d'habitude, on nage un coup avant même de faire quoi que ce soit, ça rafraichit drôlement!
Au menu : des boulettes de poissons, des nems (mais quand je dis "NEMS", ce sont de VRAIS nems vietnamiens ! Et là, je me rends compte qu'en France, je n'en ai en fait jamais mangés... la feuille de riz est extremement fine, presque translucide, la garniture est vraiment conséquente et ce n'est pas gras du tout) et des fruits en dessert.
Séance baignade, rigolade, discussions sérieuses et ensuite : c'est reparti avec les pagaies !
Il doit être 14h. C'est drôle, parce que le vent est extremement irrégulier : on passe du calme plat derrière les îles, à la bourrasque lorsqu'on arrive à découvert, en plein ocean ! Pour ma plus grande joie, je n'ai pas vu un aileron de requin du séjour ! C'était un peu ma hantise... oui, ça va, je sais : le Grand Blanc, c'est dans "Les Dents de la mer"... n'empèche que dans le groupe, je ne suis pas la seule à avoir une petite appréhension. En tout cas, l'eau est complètement trouble a cause de la saison des pluies et comme on ne voit pas le fond, j'ai vraiment du mal à nager réellement. D'ailleurs, je ne me sens bien qu'en dos crawlé ! Au moins, je vois le ciel !

Vers 16h30, on croise sur une autre île, le groupe qui était parti à Cat Ba et qui profite des derniers instants de l'apres-midi pour faire du canoé et se baigner un peu. Apparemment, ils ont apprécié et ont visité des grottes avec des temples bouddhistes. Pas de regret : on a pleinement profité de notre journée en canoé.

On rentre sur notre île paradisiaque vers les 17h.
Paul nage un bon coup, moi je me douche et je bouquine et enfin, vers 18h, on rejoint Tina et Catherine sur la plage pour leur faire le massage qu'on leur avait promis le 1er jour.
1h complete de massage a l'huile pour ces demoiselles ! Les pieds, les jambes, le dos, les mains, les cervicales, la tête... tout ! C'était super agréable de faire ça au calme, sur la plage et elles, elles étaient aux anges j'ai eu l'impression. Paul a massé Tina et moi j'ai massé Catherine. Seul inconvenient : le sable se collait partout et rendait le toucher moins agréable.
A 19h, repas divin... et là,on nous met une musique d'enfer ! Tres douce, un peu genre trip-pop oriental et asiatique en même temps. Je leur demande qui est-ce : Bouddha Bar; mais je n'arrive pas à comprendre s'il s'agit d'un groupe thailandais. Je n'ai pas l'impression. Toujours est-il qu'après le repas, j'ai eu un gros coup de fatigue à cause de mes antibiotiques (ah oui, j'ai eu une angine blanche à cause de la clim dès le début du séjour... maintenant que c'est fini je peux le dire ! Les antibiotiques que j'ai pris m'ont anéanti le foie et les intestins ! Pendant 15 jours, grosse perte d'appetit, gros coup de fatigue... J'ai été bien sonnée. La cure d'amaigrissement par contre a été concluante !)... je me suis allongée pour écouter la super musique de Bouddha Bar et là, le jeune homme à qui appartenait ce CD m'a gentiment offert l'album, voyant que j'avais eu le coup de foudre. J'étais vraiment touchée.

Mais le bougre, il n'a pas perdu le nord : il a du coup insisté pour que l'on participe tous à leur karaoké ! Là, évidemment, je ne pouvais pas refuser une deuxieme fois... On s'est donc retrouvés avec Paul, Tina, Robert et Catherine, à pousser la chansonnette, entourés de Vietnamiens qui assuraient super bien et Robert, lui, il a un don! Sans jamais avoir pris un seul cours, il nous a sorti de ces vibratos... Mazette !

Le lendemain, on est reparti de notre île le coeur serre, a 8h30...
Echanges de mails au petit dej, invitation lancées un peu partout dans le monde : Brunei, Vancouver, Toulouse... y'a plus qu'a !
Le retour se fait dans une ambiance non seulement un peu morose, mais surtout très glauque, car en chemin, sur le coôe opposé de l'autoroute on a vu un accident entre un minibus et un bus... Je peux vous dire qu'on entendait les mouches voler dans notre minibus après...

Apres être revenus à l'auberge, on passe une soiree super sympa avec Robert et la Mexicaine qui nous emmène dans un resto qu'elle a déjà testé et qui parait-il est super bon... tu m'étonnes! Une vraie merveille son plan ! D'ailleurs, il n'y a que des Vietnamiens ici ! Mais là, c'est Paul qui vous a déjà raconté...

Alors à plus tard les amis !
Julie


La Baie d'Along et ses mogotes...

Un pêcheur...

On ne s'en lasse pas... le temps est toujours très couvert par contre...

Un p'tit baleineau vietnamien qu'on a retrouve échoué sur le pont du bâteau... même eux portent des chapeaux ! C'est dire si la tradition est ancrée !!

Sur le bateau, une famille vietnamienne nous a fait gouter leur graines (des sortes de graines de tournesol rouges foncées)

Tiens ! Re- le balaineau ! Il a l'air bien crevé...

Avec Robert, on goute les graines rouges, super bonnes, mais si dures à casser que la femme en noire à ma gauche, le fait pour moi... heureusement que je sais macher !

Les villages flottants, toujours aussi beaux...

Petite pause visite de grottes... elles sont magnifiques ! Et permettent de respirer un peu, parce que la chaleur est opressante. C'est à la limite du malaise en ce qui me concerne !

Notre paradis : c'est ici qu'on a dormi !

Grande discussion sur le Vietnam avec...


... le jeune homme que voici :

Partie de billard endiablée: on compte les points !

Interieur du lieu de vie de l'auberge: tout en bois... superbe!

Attention : Yann vient de jouer !

A toi, mon petit Paul ! Mets-leur la paté !

Ambiance mouvementée avec le vent dans les lampes...


Juste après avoir fait du Tai Chi au lever du jour... vers 6h30, les employés commençaient déjà à travailler...

Et voilà notre journée canoé !
Le Paolo en action... et moi, de dos, avec mon super chapeau... je fais pas vietnamienne, hein? Franchement...














Robert est tout fier et il peut : c'est la première fois de sa vie qu'il fait du kayak !

Au loin, on voit Robert, Tina et Catherine, elles aussi avec leurs chapeaux qui tuent...


Petite baignade le midi...



Un gros poisson-touffe qui sort de l'eau : WOUAHHH ! Au secours, Paul ! Viens me sauver !!! Ah... Pardon! Je ne t'avais pas reconnu, mon cheri... Euh... Sinon, ça flotte toi ? La vie, tout ça ? Bon ben... Voilà, voilà... Ca, c'est fait !

Au retour, sur le gos bâteau qui ne coule pas, mais qui fuit du toit, l'ambiance était a la fête, malgre la pluie !